
Près de 50 000 CVE ont été publiées en 2025. Les prévisions tablent sur 70 000 pour 2026, une envolée largement portée par l’essor de l’IA dans la découverte automatique de failles. Et pourtant, moins de 1 % d'entre elles seront réellement exploitées. Ce n'est donc pas un problème de détection, c'est un problème de priorisation. (cve.org)
Vos équipes SOC, vos RSSI et vos responsables IT le savent mieux que quiconque : scanner ne suffit plus. Le vrai défi, c'est de savoir quoi traiter, dans quel ordre, et pourquoi, avant que les attaquants ne le décident à votre place.
La gestion des vulnérabilités est le socle de la cybersécurité opérationnelle. Pourtant, dans la réalité des organisations, elle se heurte à quatre obstacles structurels :
L'explosion des volumes. Le nombre de CVE publiées est passé d'environ 20 000 en 2021 à plus de 40 000 en 2024, avec près de 50 000 en 2025, soit environ 90 nouvelles vulnérabilités divulguées chaque jour. Impossible de tout traiter. (cve.org)
La limite du score CVSS. C'est un bon indicateur de sévérité technique, mais il reste généraliste. Il ne tient pas compte de votre exposition réelle, ni de vos enjeux métier.
La multiplication des outils de scan. Réseau, cloud, applicatifs, containers : chaque outil livre sa propre vision, dans son propre format. La corrélation est laborieuse, les doublons persistent, certains actifs tombent entre les mailles.
L'analyse manuelle qui ne scale pas. Les équipes passent des heures à croiser, trier, vérifier des exports multiples. Ce temps pris sur la remédiation, c'est du risque qui reste ouvert.
Cette fragmentation des données crée une chaîne d’inefficacités qui augmente directement le niveau de risque.

Face à ces limites, une approche émerge : le CyberLake. Inspiré du concept de Data Lake, il est conçu spécifiquement pour les données cyber.
Son principe :
Ces trois fondements se déclinent ensuite en plusieurs capacités opérationnelles :
Ingestion universelle. Tous vos outils de scan, qu'il s'agisse de Tenable, Qualys, Wiz, Prisma ou d'autres alimentent le CyberLake automatiquement. Plus d'exports manuels, plus d'interfaces multiples à jongler.
Modèle de données unifié. Chaque vulnérabilité, chaque asset, chaque événement est référencé de façon unique. La corrélation entre outils devient immédiate : doublons identifiés, angles morts révélés, premières et dernières détections tracées.
Historisation continue. L’ensemble du cycle de vie des vulnérabilités est conservé dans le temps, de la première détection jusqu’à la remédiation. Vous disposez ainsi d’une mémoire complète de votre exposition : évolution des vulnérabilités, délais de traitement et tendances par actif ou par périmètre.
Enrichissement et scoring contextualisé. C'est là que réside la vraie valeur. Le CyberLake permet d’utiliser des scores avancés comme le VPR (Vulnerability Priority Rating), de définir vos propres règles métier de criticité, et de contextualiser chaque vulnérabilité selon votre exposition réelle, pas selon un score générique.
Filtrage et action. Périmètre, type d'actif, criticité, date de détection : vous filtrez en temps réel pour concentrer vos ressources sur ce qui compte vraiment.
En consolidant les données dans un modèle commun, le Cyberlake automatise la corrélation des données et facilite la prise de décision.

Exemple de dispositif mis en place chez un de nos clients :

La force du CyberLake, c'est sa capacité à devenir bien plus qu'un outil de gestion des vulnérabilités. Les mêmes principes : centralisation, normalisation, historisation et enrichissement s’appliquent à l'ensemble de vos cas d'usage cyber : suivi des KPI, gestion des identités (IAM), reporting réglementaire (NIS2, DORA), détection d'anomalies.
Adopter un CyberLake, c'est passer d'une gestion réactive à une gouvernance proactive pilotée par la donnée. C'est transformer un poste de coût subi en levier de décision stratégique et démontrer concrètement la valeur de la cybersécurité à votre direction.
Sources : cve.org, données CVE 2025